Des femmes fortes & de la gourmandise.

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, nous nous sommes alliés avec notre partenaire MeetMyMama pour donner la parole à ces Mamas qui mijotent des plats délicieux, originaires du monde entier et à destination des riders pour enchanter vos réunions ou événements professionnelles. 

Ce sont bien elles que nous avons voulu mettre en valeur pour leur merveilleux travail, trop souvent laissé dans l’ombre. Soraya, Aina et Fatoumata nous racontent leur vision du métier, de l’entreprenariat, de leur accomplissement, elles nous parlent de transmission, de leurs enfants, de leurs clients et surtout de gourmandise, de brillance, d’huile qui crépite, de légumes fondants et autres enchantements.

Soraya, de la liberté et de la gourmandise

Comment s’appellent vos enfants ? Et quel âge ont-ils ? ​

Nassim (30 ans), Meriem (29 ans), Mehdi (28 ans) et Baya (14 ans)

D’où venez-vous ?

Je viens d’Algérie !

“On arrive toujours à se détendre dans un groupe ou il y a des bonnes choses à manger par rapport à un groupe où il n’y a rien”.

Comment avez-vous commencé la cuisine ?

Je cuisine depuis​ ​que j’ai 14/15 ans. J’ai commencé à cuisiner pour faire mes propres expériences (des inventions comme un gâteau de riz au caramel). Mon premier vrai plat dont j’ai été très fière a été un tajine de ​nèfles farcis au boeuf haché lorsque j’avais 15 ans.

Quelle est votre vision du métier ?

En un mot : liberté. Liberté de créer, liberté de gérer son temps en étant auto-entrepreneure, liberté de gérer ses émotions à travers ses créations. La cuisine est une vraie thérapie. C’est du partage et c’est très convivial. On arrive toujours à se détendre dans un groupe ou il y a des bonnes choses à manger par rapport à un groupe où il n’y a rien !

Avez-vous acquis des capacités et/ou astuces grâce à vos enfants que vous avez mis en place au travail ? 

Quand on a des enfants, on est obligé de gérer plusieurs choses en même temps donc on a l’habitude de s’organiser. Aujourd’hui je suis capable de gérer plusieurs plats et prestations traiteur en même temps. Élever 4 enfants nous oblige à bien gérer notre temps et adapter notre timing par rapport aux enfants (il faut s’organiser pour les amener à l’école, aux différentes activités, les faire manger à des heures précises…)

Quel est le plat préféré de vos enfants ? Vous en êtes-vous inspiré pour vos recettes ?

Ils aimaient bien les chaussons fait-maison ! Je mettais les légumes qu’ils ne mangeaient pas habituellement dans ces petits pains (par exemple des chaussons aux épinards, galettes berbères aux légumes et poivrons,…). Je fais aujourd’hui ces spécialités sur mes buffets et les clients adorent autant que mes enfants !

 

Cuisiner pour des enfants VS pour des adultes : pareil ou différent ? 

Les enfants sont des personnes qui font attention à tout : visuellement, il faut quelque chose qui leur plaise et les attire donc il faut être créatif parfois. Gustativement, je pense qu’ils sont plus exigeants encore que les adultes (rire) !

Aina, passion et racines

Comment s’appellent vos enfants ? Et quel âge ont-ils ?

Loïc qui a 21 ans, Eloïse, 20 ans et Hannaël, 17 ans.

D’où venez-vous ?

Je viens de Tananariv à Madagascar

“La cuisine est un langage commun et un outil qui permet d’apprendre beaucoup de chose. On grandit avec la cuisine et on donne aux autres ensuite.”

Comment avez-vous commencé la cuisine ?

J’ai cuisiné à partir de 10 ans pour aider ma mère au quotidien. Je cuisinais le repas du soir principalement, des plats traditionnels malgaches. De plus, mes parents organisaient beaucoup de réceptions à la maison le samedi soir. On se transformait presque en traiteur. J’aidais ma mère à la cuisine et pour l’art de la table (on repassait nos plus belles nappes, on plaçait soigneusement l’argenterie et on agrémentait même les rinces doigt avec des pétales de rose). Ensuite, nous faisions le service des invités à table. C’est peut-être pour ça que le métier de traiteur me semble si évident et m’attire autant.

Quelle est votre vision du métier ?

La cuisine est un langage commun et un outil qui permet d’apprendre beaucoup de chose. On grandit avec la cuisine et on donne aux autres ensuite. La cuisine permet un brassage de culture qui offre la possibilité à tous de se retrouver dans un monde où on a du mal à s’identifier. Ça permet de se recentrer sur des valeurs sûres : connaître d’où l’on vient pour se recentrer.

Avez-vous acquis des capacités et/ou astuces grâce à vos enfants que vous avez mis en place au travail ? 

Avec mes enfants, j’ai appris l’organisation de mon temps. Je souhaitais travailler et me former sans empiéter sur la vie familiale. On avait donc une organisation comme à l’armée, avec un temps pour tout. Je me réservais 2 soirs par semaine où je travaillais non-stop jusqu’au matin comme je le fais aujourd’hui pour mes prestations traiteur. Mes enfants ont toujours été très fiers de moi, que je puisse travailler et m’accomplir. “Vivre de sa passion et réaliser ses rêves” c’est sûrement le message le plus important que j’ai transmis à mes enfants.

Quel est le plat préféré de vos enfants ? Vous en êtes-vous inspiré pour vos recettes ?

C’est peut-être le pois de bambarra et boeuf braisé. Un plat excellent mais difficile à cuisiner. Lorsqu’ils doivent cuisiner eux-même ils réalisent ma recette de poulet au coco (plus facile). Ah ! Et le fameux Samoussas bien sûr ! Ils ont appris à le faire avec moi. Je suis fière que mes enfants puissent comprendre la richesse culinaire de leur pays. Ce sont des plats que je mets systématiquement dans mes menus pour les clients.

 

Cuisiner pour des enfants VS pour des adultes : pareil ou différent ?

Que ce soit pour des enfants ou des adultes, j’essaie toujours de présenter joliment mes plats. Les adultes comme les enfants sont attentifs à la présentation et aux couleurs. Même à la maison, je dresse mes plats comme si nous étions au restaurant. Mon mari et mes enfants sont mes premiers juges ! J’aime avoir leurs retours. Je prends ensuite en photo chaque plat !

Fatoumata, entreprenariat pimenté

Comment s’appellent vos enfants ? Et quel âge ont-ils ? ​

Néné-Santa (20ans), Abbas (15ans), Bangaly-Fodi (12ans) et Ali (5ans)

D’où venez-vous ?

Je viens de Pikin, au Sénégal.

“Au Sénégal c’est comme ça, les femmes sont très entrepreneures et vendent très souvent leurs plats (…) La cuisine doit être la plus inclusive possible pour rassembler.”

Comment avez-vous commencé la cuisine ? 

J’ai commencé la cuisine grâce à ma mère. Elle vendait au marché des beignets, du manioc à la vapeur, du couscous de ​mil​… des spécialités maison qui faisait le plus grand bonheur des habitants de sa ville. Au Sénégal c’est comme ça, les femmes sont très entrepreneures et vendent très souvent leurs plats.

Quelle est votre vision du métier ?

C’est un métier enrichissant mais très dur ! Il faut aimer le métier et aimer les autres pour tenir.

Avez-vous acquis des capacités et/ou astuces grâce à vos enfants que vous avez mis en place au travail ? 

En communication ! Et c’est plutôt l’inverse (rires), c’est ma fille qui m’apprend à utiliser les réseaux sociaux et communiquer sur mon activité.

Quel est le plat préféré de vos enfants ? Vous en êtes-vous inspiré pour vos recettes ?

Sans hésitation : le thieb ! Ça a toujours été leur plat préféré. C’est LE plat emblématique du Sénégal. Il plaît à tout le monde et c’est le plat principal que je propose en lunchbox pour les clients.

Cuisiner pour des enfants VS pour des adultes : pareil ou différent ? 

Quand je cuisine je fais attention de cuisiner pour tous ! J’essaie de faire en sorte que ça plaise à tous. Je met seulement le piment fort à part pour les adultes qui le souhaite. La cuisine doit être la plus inclusive possible pour rassembler.

Si comme nous, vous avez déjà hâte de goûter le plats des merveilleuses Mamas de MeetMyMama, rendez-vous sur www.officeriders.com et ajoutez directements leurs prestations à votre booking !

 

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